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Après Moscou, Faure Gnassingbé se rend au sommet de l’OIF au Cambodge

Quelques jours après avoir bouclé le sommet Russie-Afrique à Moscou, le Président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, s’apprête à reprendre l’avion. Il est annoncé au Cambodge pour prendre part au 20e sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui se tiendra du 14 au 16 novembre à Phnom Penh. Un déplacement à forte portée diplomatique qui s’inscrit dans un agenda international particulièrement dense pour le chef de l’exécutif.

Selon les informations rapportées par Africa Intelligence, vingt-quatre chefs d’État et de gouvernement ont prévu de faire le déplacement dans la capitale cambodgienne. Faure Gnassingbé figure parmi les onze dirigeants africains ayant confirmé leur présence. Il y côtoiera notamment le président béninois Romuald Wadagni, le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, le Congolais Denis Sassou-Nguesso, le Guinéen Mamadi Doumbouya ou encore le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Une forte délégation africaine qui témoigne de l’importance accordée par le continent à cette institution.

Une élection très disputée à la tête de l’OIF

Si le sommet doit célébrer la langue française et la diversité culturelle, il s’annonce surtout comme le théâtre d’une intense bataille diplomatique. L’enjeu principal réside dans l’élection du futur secrétaire général de l’OIF. La succession de l’actuelle titulaire du poste, Louise Mushikiwabo, cristallise les tensions et suscite de véritables blocages.

Trois chefs d’État africains dont les pays présentent un candidat ont feront le déplacement pour défendre leurs pions. Le Mauritanien Mohamed Ould Ghazouani soutiendra Coumba Bâ. Le Congolais Félix Tshisekedi apportera, lui, son appui à Juliana Amato Lumumba. Cette dernière, bien que créditée de très faibles chances de l’emporter, devrait maintenir sa candidature. Son objectif stratégique est de diviser les voix pour contrer la réélection de Louise Mushikiwabo. Cette dernière pourra quant à elle compter sur le soutien du Rwandais Paul Kagame, également attendu à Phnom Penh.

Lire aussi : Kinshasa sollicite le soutien de Lomé pour la candidature de Juliana Amato Lumumba à la Francophonie 

Face à cette absence de consensus, la désignation du nouveau patron de l’OIF s’oriente, de manière inédite, vers un vote des 53 membres de plein droit. Le scrutin est prévu le 16 novembre. Il devrait principalement opposer la candidate sortante au Roumain Dacian Ciolos, soutenu par son nouveau Premier ministre, Luca Niculescu.

Au-delà des enjeux de pouvoir, ce sommet verra également la présence de poids lourds de la Francophonie. Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre canadien Mark Carney sont attendus. Leurs pays figurent parmi les principaux contributeurs financiers de l’organisation. Une configuration qui pourrait peser dans la balance, alors que l’OIF cherche à redéfinir sa place sur la scène internationale.

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